Dejurnaja (prononcer diejournaya)

Publié le

La дежурная est un personnage aussi populaire que la babouchka et nombreuses sont celles qui cumulent les 2 statuts. La dejurnaja est concierge, secretaire, assistante, surveillante… il existe des hommes aussi, dejurnii, qui sont concierges, secretaires, assistants, vigiles… En fait il s’agit de personnes censees veiller au bon deroulement des operations dont ils ont la charge, a veiller au fait que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ;-)

Ici a l’obchegitie, nous avons aussi nos dejurnajas. 1 a 2 par jour et par etage. Elles s’occupent du menage, du linge (50 roubles par machine), des draps et de nous faire rentrer a l’etage meme a 3h du mat’ (enfin normalement, nous ne sommes pas autorises a entrer entre 1h et 6h). Certaines sont vraiment adorables et d’autres un peu moins (notamment celles qui ne nous laissent pas rentrer), comme partout en fait… Et puis il y a aussi la boss des dejurnajas (Tatiana), celle qui verifie que les autres dejurnajas font bien leur travail et qui est en contact avec la dejurnaja du service compta de Plekhanov et la respo des etudiants etrangers de Plekhanov.

Dans le metro, les dejurnajas sont des petites bonnes femmes enfermees dans des box en bas et en haut des escalators et qui passent leur journee a ne rien faire, sauf regarder leurs ecrans de surveillance qui filment l’escalator qu’elles ont en face d’elle… Passionnant comme job…

Dans les musees, il y a une dejurnaja par salle et leur job consiste a surveiller les voleurs. Elles dorment comme les chats, c’est-a-dire d’un œil et se levent d’un bond si vous avez le malheur de declancher une alarme en vous approchant trop pres des œuvres d’art. Elles sont egalement censee veiller a ce que les touristes ne prennent pas de photos, ou du moins que les touristes qui n’ont pas paye pour, n’en prennent pas.

Et ainsi de suite, la dejurnaja se demultiplie a l’infini et si vous venez en Russie, vous serez obliges d’en croiser !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article